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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

7 avril 2011



[Course : 6,6 km ; 49:01. Caractères ouvrés : 7095]

Je suis en train de réfléchir à mettre ce texte deux ou trois semaines en vacances, et moi aussi, par la même occasion. Je suis loin d’avoir épuisé mon sujet mais je sens que j’ai moins la « niaque » et sans doute que ces cinquante pages déjà écrites sont suffisamment « chargées » pour m’avoir épuisée un peu.
Cette décision n’est pas si facile à prendre qu’il pourrait y paraître. D’un coup, les idées fusent et je me dis qu’il serait bien dommage de les laisser en suspens. Je sais d’autre part que quand je vais y revenir, il va me falloir me remettre dans le texte, peut-être le reprendre depuis le début, lire et relire encore et prendre le risque de découvrir, avec le recul pris, que le travail fait n’a guère de sens ou de valeur. Je m’interroge également sur le fait de savoir si c’est le bon moment pour m’interrompre, si je ne vais pas rater quelque chose, si…, si…, si je ne vais pas me retrouver seule, abandonnée, coquillages et crustacés ?
M’éloigner d’un texte en cours me laisse toujours un peu orpheline, exsangue, plutôt, parce que l’écriture fait partie des choses qui m’équilibrent. À me mettre en vacances, je vais donc perdre un point d’appui que je vais devoir compenser. J’en profiterai pour travailler ma ceinture orange à l’écrit, prendre un peu d’avance sur mon LexCy(que) et mes Photocriture, et lire aussi. Je ne lis que le journal quand je suis sur un texte, parce que tout mon imaginaire et ma concentration passent dans l’écriture.
Alors, c’est décidé ? Oui, je crois que c’est décidé mais pas aujourd’hui. Je voudrais reprendre encore le 31 et peut-être jeter en vrac des idées et des phrases pour m’assurer, à mon retour, d’avoir du bon pain sur la planche.

Le 31 donc, avec Tori Amos ; son rythme me va. Shivaree à suivre. Je monte un peu le son. Je chaloupe. Je lis encore. J’arrive à la fameuse liste. Je la rêve assez longue. Je m’y colle. Ce n’est pas si facile d’aligner des mots en sortant de l’association d’idées et en équilibrant le rythme du texte mais c’est le genre d’exercice que j’aime. Bashung me dissipe. Je baisse le son. Je porte la liste à vingt lignes. Je reprends depuis le début. Je découvre que mes histoires de liste manquent de cohérence. Je coupe. Je colle. C’est ma réflexion qui pèche un peu…
Je parlais de vacances, c’est ça ? Il va vraiment falloir que je m’y mette.

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