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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

20 mars 2011



[Course : 6,6 km ; 49:10. Renforcement musculaire : 14:00. Caractères ouvrés : 3753]

Je dois encore relire le 21 et le 22, le second étant loin d’être terminé. Je repars néanmoins sur le 23 et « éprouver la culpabilité ». Je voudrais voir si j’arrive à écrire quelque chose avec ce que j’ai pu engranger ces deux derniers jours. Maman, qui est toujours une source précieuse d’informations, m’a donné le mot que je cherchais vendredi, « anaphrodisie » qui se définit par la « diminution ou l’absence de désir sexuel » (Antidote / Le Petit Robert).
Ce qui me surprend c’est que ces deux dictionnaires renvoient directement à la « frigidité », qui se définit en premier par « l’absence de plaisir chez la femme », comme si seules les femmes n’avaient pas de plaisir et comme si leur déficit en plaisir était forcément lié à une absence de désir. Si l’on considère que les dictionnaires pensent la relation sexuelle comme forcément hétérosexuelle — à l’instar de la société —, cela exonère les hommes de toute responsabilité dans l’absence de plaisir féminin. On me rétorquera que l’« impuissance » ne concerne que les hommes…
À croire que les faiseurs de langue n’ont jamais vu un clitoris dans l’« incapacité physique d’accomplir l’acte sexuel normal et complet » (définition de l’impuissance dans le Petit Robert). Je laisse chacun juge de ce qu’est un « acte sexuel normal et complet » pour un pénis. Pour un clitoris, je vous renvoie à ma littérature si l’imagination vous manque.

Digression faite, je rédige un billet sans rapport avec ce qui précède pour La vie en Hétéronomie qui en manquait et j’en reviens à « éprouver la culpabilité » à travers une sensation d’atonie sexuelle, sensation physique d’une paralysie du désir, d’un corps qui finalement n’éprouve rien. Je pose ma balise trois lignes au-dessus du 23. Je la remonterai si j’ai le temps de revenir à mes corrections précédentes.
Je retire mes quatre phrases de vendredi. Je veux sortir cette anaphrodisie de la relation à l’autre. C’est le corps, seul, face à … qui éprouve cette paralysie. Je cherche ma phrase en intégrant l’idée au plan et en ajoutant « anaphrodisie » au Complément au plan. Je pose une phrase : « Les draps sont froids » et pars de là… La phrase résistera-t-elle ? Suspens !
Je relis les dix premières lignes écrites. Diane Birch me dissipe ; je baisse le son. Je me rends compte que je pars sur le froid, qui paralyse, pince et pousse le cerveau à chercher la chaleur dans la construction d’une pensée érotique, qui ne vient pas. Même la main n’y peut rien. Je relis. J’y suis. Le désir n’est pas là. Et cela me semble coller si bien avec le déroulement de mon texte. Ça me plaît, même s’il faudra que je vérifie que le passage est bien dans la ligne de « je éprouve ». Je devrai aussi revoir la chute. Je poursuis quelques lignes du 24 et je m’arrête là.

Lire le Feuillet du jour.


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